Interview d’un bénévole de Jets d’encre

Ils ont été nombreux à lire les centaines de journaux participant au concours Kaléïdo’scoop. On en a interviewé trois. Alors, Cécile, Edith et Morgane : Comment va la presse jeune ?

10259711_10151975147221971_7331369314777516097_n 310236_10151414862791027_1223461295_n 1975190_10151975149126971_6613052431992026779_n
(De gauche à droite, Edith avec Emmanuelle et un formulaire de carte de presse jeune, Morgane, à la maquette du Journal en direct du festival Expresso 2013, Cécile présentant les Rencontres Régionales des Journalistes Jeunes en 2014)

 

Tu as eu l’occasion de lire des journaux dans le cadre de la présélection pour le jury de Kaléïdo’scoop. Alors, comment va la presse jeune ?

Cécile : La presse jeune est remarquable. Elle est dynamique, pleine de fraîcheur et apporte une autre vision de la société et du monde qui nous entoure que celle véhiculée par les médias professionnels.

Morgane : Elle va bien. Elle fait partie de notre société et le revendique. La presse jeune donne son avis et n’attend pas qu’on lui donne la parole pour la prendre !

Edith : La presse jeune va très très bien. A chaque fois je suis étonnée par la créativité et l’originalité des journalistes jeunes : on ne s’ennuie jamais en lisant ces journaux !

Les journalistes jeunes, ils écrivent bien ? Ils écrivent quoi ? Ils écrivent comment ? Ils écrivent pourquoi ?

Cécile : Tous n’écrivent pas parfaitement bien, mais on voit une recherche et des efforts. Certains, dès le collège, ont un style d’écriture propre, une « patte », qui se démarque. On a toujours beaucoup de bonnes surprises en lisant des journaux jeunes.

Morgane : Les journalistes jeunes ont un style d’écriture rafraîchissant et plein de passions. Ils écrivent sur tout ce qui les touche, donc sur tous les sujets de société. Ils écrivent entre deux cours, le soir après le boulot, la nuit après avoir fini leur devoir à rendre pour le lendemain, mais toujours avec la revendication d’appartenir à ce monde.

Edith : Je pense que chacun écrit pour une raison qui lui est propre, mais définitivement avec une volonté de prendre la parole, de s’affirmer. Les journaux jeunes abordent absolument tous les sujets de toutes les manières possibles, c’est pour cela qu’ils sont étonnants : vous ne trouverez pas souvent un article abordant le manque de mayonnaise à la cantine et un autre parlant de la guerre en Centrafrique dans un même journal !

As-tu des pronostics à faire sur les gagnants ? Je m’explique : quels sont les atouts nécessaires pour devenir lauréat du concours Kaléïdo’scoop ?

Cécile : Être un vrai journal jeune : ne pas essayer de copier les médias professionnels, mais plutôt montrer que les jeunes ont une parole qui mérite d’être écoutée, et qui a autant de droit que la parole des pros !

Morgane : Il faut réussir à être original pour gagner le concours Kaléïdo’scoop. Chaque équipe de rédaction a une identité, il suffit de la mettre en avant en trouvant dans chaque journaliste jeune des capacités inestimables.

Edith : Un pronostic ? J’en suis incapable ! C’est toujours déchirant de devoir écarter des journaux jeunes, ils sont tous d’une qualité exceptionnelle. Pour moi, le lauréat sera un journal qui réussit à allier originalité, qualité de réflexion, diversité des sujets et des traitements, etc. mais les journaux jeunes sont quasiment tous comme ça…

As-tu un conseil à donner aux journalistes jeunes, ou à tous ceux qui souhaiteraient créer un journal ?

Cécile : Vous êtes jeunes, exprimez-vous et servez-vous ensuite de tout ce que cela peut vous apporter. Le culot, l’envie de dévorer le monde, les rêves… N’ayez pas peur d’être jeune, revendiquez-le !

Morgane : Soyez-vous-même !

Edith : Lancez-vous ! N’ayez pas peur du jugement et faites en sorte que ce journal vous ressemble.

Cet article a été publié dans Uncategorized. Ajoutez ce permalien à vos favoris.